24/05/2010

MENACES SUR BRUXELLES

Menaces sur Bruxelles

Depuis le début de la campagne électorale, des femmes et des hommes politiques
de Flandre et de Wallonie se penchent sur le sort de Bruxelles.
Ils envisagent d' annexer la Région, de la cogérer, de la marier ou d'en faire un district européen.
Le Premier ministre a déclaré que Bruxelles devait être cogérée
par la Flandre et la Wallonie parce que cette ville est trop importante pour tout le pays.

Des associations de la société civile bruxelloise s'inquiètent de ces propos.
Ils tiennent à affirmer clairement que personne ne décidera du sort de la Région
de Bruxelles à la place des Bruxellois.

Elles vont le faire savoir publiquement

le dimanche 30 mai à 11h sur les marches de la Bourse

Les Bruxellois actifs sont invités à rejoindre ce rassemblement festif et revendicatif
auquel participeront aussi plusieurs artiste qui diront " leur Bruxelles ".

Bruxelles ne sera jamais une colonie des deux autres Régions, ni leur champ de bataille.
Bruxelles existe depuis mille ans et est fière d'avoir contribué à l'essor de la Belgique
et de l'Europe dont elle est heureuse d'être la capitale.

Pour maintenir et renforcer ses bonne relations avec la Flandre, la Wallonie et l'Europe,
Bruxelles doit renforcer sa souveraineté, de préférence au sein d'une nouvelle Belgique
plus régionale et plus solidaire.

Bruxelles n'est pas le problème, Bruxelles est la solution.
Sans solution pour Bruxelles, il n'y a pas d'avenir pour la Belgique.


Een verzameling op de trappen van de Beurs op zondag 30 mei om 11uur

Brussel in gevaar

Met de start van de verkiezingscampagne zien we allerlei voorstellen
die geformuleerd worden om uit de politieke crisis te geraken.
Voor de zoveelste keer dreigt Brussel als pasmunt gebruikt te worden.
In het beste geval dreigen de Brusselaars het slachtoffer te worden
van een BHV-oplossing.
Maar het ziet er erger uit : politici her en der hebben reeds beslist
dat Brussel aan Vlaanderen of aan Wallonië geannexeerd dient te worden,
sommigen willen definitief een Vlaams-Waalse voogdij instellen over Brussel,
en nog anderen willen er een Europees District van maken.
Niemand met een politieke functie denkt er maar aan dat
de ÈÈn miljoen inwoners van het Brussels stadsgewest misschien
wel zelf willen beslissen over hetgeen toch wel hun eigen toekomst betreft.

Brusselse burgerbeweging die begaan zijn met de toekomst van Brussel zullen
de stem van de Brusselaars laten horen, samen met hun leden en sympatisanten,

op de trappen van de Beurs op zondag 30 mei om 11 uur

Zij roepen de inwoners van het Brussels gewest op aan de Beurs te verzamelen
en met hun aanwezigheid duidelijk te maken dat Brussel niet te koop is.
Het evenement zal opgeluisterd worden met artiesten die hun gehechtheid
aan Brussel zullen uitdrukken.

Brussel wil geen kolonie zijn van Vlaanderen noch Wallonië, en zeker niet hun slagveld.
Brussel bestaat reeds 1000 jaar, is fier te hebben bijgedragen tot de ontwikkeling
van België en Europa, en is vereerd om de hoofdstad van Europa te mogen worden.

Om de relaties met Vlaanderen, Wallonië, en Europa te versterken
moet het Brussels stadsgewest onafhankelijker worden binnen
een Nieuw België opgebouwd uit drie of vier autonome maar solidaire Gewesten.

Brussel is het probleem niet, wel de oplossing.
Zonder oplossing voor Brussel heeft België geen toekomst.

23/04/2010

BRUXELLOIS, RÉVEILLEZ-VOUS !

Ça commence à bien faire, ces roquets politiques de Flandre et de Wallonie qui s’arrachent l’os B.H.V. Encore bien que le ridicule ne tue pas ! Tout cela ferait sourire et passerait pour une péripétie du surréalisme politique belge, si la démence des partis traditionnels ne portait pas la Belgique au bord du gouffre. Car l’instabilité politique chronique a pour corollaire la fuite des investissements, un coût social démesuré – et ce en pleine crise économique – et risque même d’amener l’Union Européenne de revoir sa politique d’implantation. Le coût financier immédiat éventuel de 50 millions d’euros, ils s’en moquent comme de colin-tampon, ce sera payé par nos arrières-petits enfants.

Mais ce qui me fait bondir, dans cette tartuferie, c’est que l’enjeu réel dans cette guerre entre coq et lion est Bruxelles. La Flandre veut instaurer l’apartheid linguistique, le P.S., champion du népotisme, veut le statut quo qui lui permet d’engraisser ses barons et protégés à tous les niveaux de pouvoir, le M.R. veut supplanter le P.S. à Bruxelles en incluant la périphérie francophone. Et tout ce beau monde tire à hue et à dia sur Bruxelles, sans s’inquiéter de l’avis des Bruxellois, qui ne sont pas consultés, qui ne sont pas présents aux tables de négociations, qui sont simplement oubliés.

Yen a marre que notre région bilingue soit le champ de bataille de la Flandre et de la Wallonie. Si déjà les Bruxellois sont la vache à lait et la poule aux œufs d’or des deux autres régions, le moins qu’on puisse attendre, c’est un peu de respect !

Bruxelles, c’est 10% de la population belge qui génère plus de 20% des richesses du pays. Mais grâce à la tutelle imposée par les communautés wallonne et flamande, c’est surtout 700.000 emplois dont 380.000 sont occupés par des navetteurs, c’est jusqu’à 50% de chômage des jeunes, ce sont des transports en commun déficients, un manque dramatique d’écoles pour nos enfants, une pauvreté alarmante qui génère l’insécurité, etc.

Le fédéralisme belge est un fédéralisme de communautés, avec un lion qui n’en finit plus de sortir ses griffes, tandis que le coq se défend en sortant ses ergots, comme un vieux couple qui sans cesse se déchirer. La solution serait un fédéralisme de régions autonomes et équivalentes. Mais ça, c’est de l’utopie. Car nos vieux partis, à l’égo démesuré, avec leurs vieux barons, tous leurs « clients » qu’ils ont placé dans la multitude de niveaux de pouvoir qu’ils ont créés, s’entêtent jusqu’à l’aveuglement. Quitte à scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Pour Bruxelles, je ne vois que deux possibilités. L’une serait que notre région s’inscrive dans une Belgique fédérale composée de régions autonomes équivalentes : la Flandre, Bruxelles, la Wallonie, la région germanophone. L’autre serait, si la Belgique devait exploser suite à la démence de nos dirigeants de partis, que Bruxelles devienne un ville-Etat indépendante, qui ne serait plus que capitale européenne.

Mais pour cela, il faut que nous, Bruxellois, prenions notre destin en mains.