02/05/2009

LA TOLÉRANCE A POUR LIMITE L'INTOLÉRANCE

POUR OU CONTRE LE PORT DE SIGNES RELIGIEUX A L'ÉCOLE

Fondamentalement, la question qui se pose est de savoir dans quelle mesure un parti, qui a pour vocation première de défendre les intérêts de la Région de Bruxelles-Capitale, doit prendre position, donc déterminer une politique de parti, sur les problèmes de société.

Quant à la polémique en question, la réponse me semble couler de source. Pro Bruxsel a pour premier slogan ENSEMBLE - SAMEN - TOGTHER. Autrement dit, nous voulons créer les conditions qui permettront à la Région d'assumer son rôle de capitale nationale et européenne, multiculturelle et multilingue.

Or la cohabitation des nombreuses cultures de notre ville-région implique le RESPECT de l'autre et la tolérance - je dirais même plus, l'acceptation bienveillante - des différences.
Encore faut-il que tous les groupes de la société bruxelloise jouent le jeu et qu'aucun dogmatisme, aucune vérité révélée (et interprétée) ne soit imposé aux autres. Que ce soit la cause religieuse, environnementale, ou encore droit-de-l'hommiste, on peut débattre de tout, on peut tout prôner et tout critiquer, mais on ne peut rien imposer. Car les convictions personnelles ressortent du privé.

Mon avis sur le sujet, que je ne veux donc imposer à personne, c'est que l'école est publique et doit donner un enseignement qualitatif le plus objectif possible en toutes matières, sur base de la critique historique et des connaissances de la science. Chacun peut ensuite examiner les faits appris et y apporter l'interprétation et les nuances qui lui conviennent, sur base d'influences glanées auprès d'amis, de l'église, de la mosquée ou du centre d'action laïque, peu importe.

A partir du moment où les signes dstinctifs (qui donc vous distinguent des autres) dans les écoles sont d'ordre religieux ou idéologique, l'expérience montre qu'on provoque un esprit clanique peu propisce à l'enseignement.

En outre, ces différenciations visuelles à l'école comme dans la société sont impropres à une communication sereine, à un échange positif qui seul permet une cohabitation harmonieuse par la connaissance de l'autre, par la confiance dans l'autre.

TOI L'INTEGRISTE

Si tu te distinguais par ton humanité et par ta capacité de réflexion plutôt que par des croix, des foulards, des kipas, des croix gammées ou autres, je pourrais te reconnaître pour ta valeur plutôt que par l'agressivité de ton groupe, et le monde n'en serait que meilleur - pour la plus grand gloire de ton Dieu.

Il n'est rien qui ne mérite d'être critiqué, et surtout pas moi - donc n'hésitez pas de contester cet écrit.

18/04/2009

LE NAVIRE QUI N'A PAS DE CAP NE CONNAÎTRA QUE DES VENTS CONTRAIRES (SÉNÈQUE)

Je viens d’assister, ce vendredi 17 avril 2009 à la signature officielle du « PACTE 2020 » de la Communauté Flamande, en ses locaux Henri Conscience du 15 de l’avenue Albert II à Bruxelles.

Il s’agit d’un plan présentant 20 objectifs et 5 ou 6 « doorbraken » (percées) pour l’avenir de la Flandre à l’horizon 2020. Ce plan résulte d’un an et demi d’études – qui ont donc commencé avant la crise financière et économique – réalisées par un grand nombre de groupes de travail réunissant des partis politiques, des organisations sectorielles, des syndicats, le monde académique et le monde associatif flamands.

Notons au passage la présence de plusieurs ministres flamands, dont le président de la Région-Communauté Kris Peeters, qui « tire » le projet.

Deux éléments importants apparaissent dans ce plan, doté de 250 millions cette année et de 1 milliard d’Euros l’an prochain : l’innovation et la durabilité, en ce y compris la durabilité sociale et la lute contre la pauvreté.

Partageant entre l’incrédulité et l’effarement j’entendis, au fil des panels, des discours et des vidéos, parler de ce grand projet visionnaire de la Flandre et de sa capitale Bruxelles (sic), dans les domaines notamment de la construction, de la production de l’énergie, des soins de santé, de la lutte contre le pauvreté, de l’aide aux personnes âgées, de la recherche. Je croyais pourtant que ces matières relevaient sur notre territoire de la compétence de la Région de Bruxelles capitale, et non pas du conglomérat Région/Communauté Flamande.

J’avais le douloureux sentiment d’une annexion de fait de Bruxelles, je subissais le choc de la prise de conscience de vivre en pays conquis, faute d’être envahi, par la Flandre. Conquis de manière pacifique, grâce à la mollesse des francophones, bruxellois et wallons, face à une politique du fait accompli.

Je ne comprends pas comment la Flandre a réussi à imposer aux francophones un mur de la honte linguistique qui repose sur un recensement linguistique vieux d’un demi-siècle.

Je ne comprends pas comment la Flandre peut simplement nier l’existence de la Région de Bruxelles-Capitale.

Je ne comprends pas comment les francophones ont pu accepter que, sous prétexte de fusion entre région et communauté, la Flandre établisse sa capitale chez nous.

Au sortir de cette manifestation, menée de main de maître et peaufinée au champagne et aux petits fours, je me sentais frustré. Incroyablement frustré et révolté. D’évidence, pour conquérir Bruxelles, la Flandre a mis en place une politique de négation du fait régional.

Et les grands partis politiques laissent faire. On ne les entend même pas râler ou tirer la sonnette d’alarme.

Mais Bruxelles se défendra.

PRO BRUXSEL MET LE CAP SUR LES RÉGIONALES ET ORGANISE LA RÉSISTANCE DES BRUXSELLOIS