21/07/2009

PRO BRUXSEL - PRO BELGIQUE?

Un micro-parti unitariste existe, Belgique Unie, mais qui prône la défédéralisation de la Belgique.

Le problème cependant réside bien dans la double strate communautaire/régionale, qui met Bruxelles sous le coup de quatre autorités - Etat fédéral - Région bruxelloise - Communauté française – Communauté/Région flamande.

C'est le jambon bruxellois coincé entre les deux moitiés du sandwich communautaire, sauf qu'il y manque le beurre l’argent du beurre et les crudités.

De fait, si nous, Pro Bruxsel, contrairement à Belgique Unie, sommes régionalistes, c'est en réaction à l'inadéquation communautariste dont Bruxelles est victime. Manque voulu de moyens pour Bruxelles, pillage des ressources bruxelloises, ce qui entraîne l'insuffisance structurelle, sociale et environnementale de notre Région-Capitale. Mais aussi manque d'autonomie de gestion, ce qui place notamment l'enseignement de notre Région dans une situation digne du tiers-monde.

La Wallonie et la Flandre ont trop à gagner dans leur mainmise sur la capitale. Ils présenteront donc forcément Pro Bruxsel comme anti-wallon ou anti-flamand, voire anti-belge. Or ce n'est pas le cas. Nous n'insisterons jamais assez en clamant que nous sommes

PRO BRUXSEL - PRO WALLONIE - PRO FLANDRE – PRO CANTONS DE L’EST – PRO BELGICA
Des régions autonomes, à égalité de droits et de devoirs dans un Etat fédéré,
Des régions à part entière, unies et fédérées dans une Belgique unie.

Notre slogan Pro Bruxsel
ENSEMBLE - SAMEN – TOGETHER .

n'est pas si éloigné d'un autre, que d'aucuns ont oublié
L'UNION FAIT LA FORCE .

Bien sûr, les partis "majors" étant organisés communautairement, ce n'est pas demain qu'on les verra se régionaliser. Pourtant on pourrait alors s'imaginer, pour chaque couleur, trois ou quatre piliers régionaux fédérés au niveau national dans une organe de concertation.

Du coup, adieu blocages institutionnels, adieu la gabegie politico-administrative, adieu Bruxelles-Pauvreté.

Les grands partis auront trop difficile de lever leur arrière-train pachydermique du fauteuil communautaire, qui leur apporte confort et fric, et qui permet si bien de placer ses clients, au détriment de l'ensemble de la population et de la qualité des services publics.
Diviser pour mieux régner, multiplier les niveaux de pouvoirs - Etat, Communautés, Régions, Provinces, Communes, Arrondissements - et tant pis pour les Belges - et tant pis pour Bruxelles surtout!

Il n'y a, à ce stade, que Pro Bruxsel pour le protester. J'en discutais hier au Bal national, place du Jeu de Balles, avec une Marollienne. Elle m'a répondu <<>>

Sentiment d'impuissance, car la raison des plus forts se dit toujours la meilleure.
Mais il suffit un jour de dire <<>> et de reprendre en mains notre propre destin, le destin de Bruxelles.

Sentiment d'espoir, car la voix de la raison finit toujours, tôt ou tard, par s'imposer.


Max De Brouwer

Devenez membres de PRO BRUXSEL et de sa section schaerbeekoise max.debrouwer@gmail.com 0475/841836 0475/841836 -- www.probruxsel.be

02/05/2009

LA TOLÉRANCE A POUR LIMITE L'INTOLÉRANCE

POUR OU CONTRE LE PORT DE SIGNES RELIGIEUX A L'ÉCOLE

Fondamentalement, la question qui se pose est de savoir dans quelle mesure un parti, qui a pour vocation première de défendre les intérêts de la Région de Bruxelles-Capitale, doit prendre position, donc déterminer une politique de parti, sur les problèmes de société.

Quant à la polémique en question, la réponse me semble couler de source. Pro Bruxsel a pour premier slogan ENSEMBLE - SAMEN - TOGTHER. Autrement dit, nous voulons créer les conditions qui permettront à la Région d'assumer son rôle de capitale nationale et européenne, multiculturelle et multilingue.

Or la cohabitation des nombreuses cultures de notre ville-région implique le RESPECT de l'autre et la tolérance - je dirais même plus, l'acceptation bienveillante - des différences.
Encore faut-il que tous les groupes de la société bruxelloise jouent le jeu et qu'aucun dogmatisme, aucune vérité révélée (et interprétée) ne soit imposé aux autres. Que ce soit la cause religieuse, environnementale, ou encore droit-de-l'hommiste, on peut débattre de tout, on peut tout prôner et tout critiquer, mais on ne peut rien imposer. Car les convictions personnelles ressortent du privé.

Mon avis sur le sujet, que je ne veux donc imposer à personne, c'est que l'école est publique et doit donner un enseignement qualitatif le plus objectif possible en toutes matières, sur base de la critique historique et des connaissances de la science. Chacun peut ensuite examiner les faits appris et y apporter l'interprétation et les nuances qui lui conviennent, sur base d'influences glanées auprès d'amis, de l'église, de la mosquée ou du centre d'action laïque, peu importe.

A partir du moment où les signes dstinctifs (qui donc vous distinguent des autres) dans les écoles sont d'ordre religieux ou idéologique, l'expérience montre qu'on provoque un esprit clanique peu propisce à l'enseignement.

En outre, ces différenciations visuelles à l'école comme dans la société sont impropres à une communication sereine, à un échange positif qui seul permet une cohabitation harmonieuse par la connaissance de l'autre, par la confiance dans l'autre.

TOI L'INTEGRISTE

Si tu te distinguais par ton humanité et par ta capacité de réflexion plutôt que par des croix, des foulards, des kipas, des croix gammées ou autres, je pourrais te reconnaître pour ta valeur plutôt que par l'agressivité de ton groupe, et le monde n'en serait que meilleur - pour la plus grand gloire de ton Dieu.

Il n'est rien qui ne mérite d'être critiqué, et surtout pas moi - donc n'hésitez pas de contester cet écrit.